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8 Νοεμβρίου, 2022

Pour faire mes amis et moi, Tinder est votre jeu, je discute avec plusieurs mecs en meme temps.

Pour faire mes amis et moi, Tinder est votre jeu, je discute avec plusieurs mecs en meme temps.

J’en rencontre entre trois et quatre via mois autour d’un verre.

A 21 ans, j’ai couche avec quatre-vingts hommes, dont la moitie rencontree concernant l’application. Je profite d’la vie. Je tombe sur Divers garcons une nuit, d’autres plusieurs mois. Je fais des bonnes et des moins bonnes rencontres, bien un petit lot d’histoires a raconter entre amis.

Au petit matin du 1er janvier 2019, j’etais d’humeur blagueuse. Assise a la terrasse d’un cafe avec des amis, je poste un montage photo sur mon profil tinder : un homme noir dont le penis remplace le chiffre 1 d’excellente annee 2019. Ce n’est pas tres fin, j’en suis desolee via avance. Apres quelques minutes, l’image se supprime directement. Ni une, ni deux, je la remets. Je n’ai gui?re recu de mise en vais garder et crois alors qu’il s’agit d’un probleme technique.

Deux heures plus tard, je tente en vain de me connecter a l’application. Un message d’erreur s’affiche. J’envoie un mail au service client en expliquant la https://datingmentor.org/fr/adam4adam-review/ « blague ». La reponse est sans appel : je suis bannie a vie de Tinder. J’aurais enfreint les conditions d’utilisation. Lesquelles ? Aucune option. Je ne conteste gui?re. Mon montage est en mesure de etre considere comme raciste et tel portant « atteinte a J’ai pudeur ». Seule solution : changer de Facebook et de ligne telephonique Afin de creer un nouveau compte.

J’habite allee a une date Tinder en Coree du Nord

Au debut, un reponse me surprend. Sur Tinder, plusieurs hommes n’hesitent jamais a diffuser des descriptions et photographies publiques explicites. J’ai recu diverses fois des messages a portee sexuelle sans avoir gratuit de indices de consentement au prealable. Sans parler des photographies de penis, que je n’avais pas demande non plus. Bref, ce climat provocateur – que de multiples utilisatrices connaissent – m’avait fera croire a une application sans complexe.

La semaine suivante, emplie d’entrain, je telecharge Happn et OkCupid, 2 autres applications de rencontres. Chez moi, a Lille, elles recueillent moins d’utilisateurs que Tinder. Je mets l’integralite des chances de mon cote. Lorsqu’un garcon me plait, je vais lui parler plus rapidement qu’avant mon ban et je suis plus impliquee dans la conversation.

« Mais a la longue, mon estomac a commence a se serrer. J’ai eu l’impression de me transformer en predatrice sexuelle, de rentrer via effraction au cercle d’intimite de ces jolies biches »

« Plus on a de choix, moins on est content. Il faut avoir plus de en gali?re a s’arreter, a s’investir au sein d’ une relation avec un individu. On se evoque forcement “j’aurais pu tomber sur plus” », affirmait votre sexologue Catherine Solano via le plateau de Complement d’Enquete le 10 janvier 2019. Manque faux. J’ai essaye de m’investir en quelques matchs que j’ai eus le mois suivant le ban. J’ai ete moins exigeante et plus patiente. Prendre plus de temps fut rejouissant mais pas fructueux. J’ai eu rendez-vous avec un seul garcon. Ses photos me plaisaient mais je m’ennuyais un tantinet par message. « On verra autour d’un verre » J’me suis devoile. Mon pressentiment s’est confirme.

Au debut du mois, la frustration m’a conduit a voir en chaque « biche » – le surnom que je donne a toutes les hommes qui me plaisent – un amant potentiel. Determinee a seduire dans la rue, j’y ai multiplie les regards seducteurs. Mais a la longue, mon estomac a commence a se serrer. J’ai eu l’impression de me transformer en predatrice sexuelle, de rentrer par effraction dans le cercle d’intimite de ces jolies biches. Avec Tinder, je n’avais pas votre probleme. S’il y avait match, je ne me posais aucune question. « S’il m’a like c’est qu’il est interesse », pensais-je.

En fi?te, j’ai plus pense a choper que d’habitude. Avant, Tinder calmait faire mes ardeurs. Le fait d’avoir un catalogue a portee de main me rassurait. Je sortais avec des amis sans forcement penser a accoster quelqu’un puisque je pouvais le faire le lendemain en navigant dans l’application. La c’etait maintenant ou pas. Du coup, j’ai embrasse quelques biches mais j’avais trop bu pour aller plus loin.

Progressivement, la frustration retombe. L’idee d’avoir perdu ma fenetre ouverte sur le monde d’la drague me peine de moins en moins. Je commence a prendre du ravissement a cuisiner longuement, regarder Notre television ou lire des livres. J’me surprends a apprecier la texture en couette contre ma joue, a aimer me reveiller seule le matin, sans m’occuper de personne.

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